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La bio-impression pour réparer le corps

De la mise au point de matériaux « neutres » pour fabriquer des prothèses à la conception de tissus faits de cellules vivantes et capables d’interagir avec l’organisme, la bio-ingénierie tissulaire a fait des pas de géant en quelques décennies.

 

PAULINE LÉNA
BIO-INGÉNIERIE

Des globules rouges artificiels, plus puissants que les vrais ! En juin, une équipe sinoaméricaine a annoncé avoir fabriqué, et testé sur des lapins, des super-hématies capables de remplir toutes les fonctions naturelles des
globules rouges (laissant espérer la fin du risque de pénurie de sang), mais également de délivrer des molécules dans les moindres recoins de l’organisme. Il y a encore loin avant l’utilisation en routine de ces globules rouges d’un nouveau genre. Mais l’ingénierie cellulaire et les biomatériaux font ainsi naître tous les jours des innovations qui semblent relever de la science-fiction…

La médecine du futur sera-t-elle un garage hypertechnologique où le corps humain se réparera comme une automobile à partir d’un catalogue de pièces détachées ? La recherche avance, mais le corps humain est bien plus qu’une simple mécanique : c’est un tout complexe, dont chaque partie est reliée aux autres. Modifier un seul élément déclenche une alarme générale qui mobilise toutes les ressources disponibles pour neutraliser l’intrusion. Toute l’histoire des greffes et des prothèses le montre : insérer dans le corps humain un élément venant d’un autre, c’est toujours s’exposer au risque majeur du rejet, l’organisme s’efforçant de lutter contre ce qui n’est pas lui…

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